Non seulement le projet est entièrement vert, mais il permet de plus de produire une pâte particulièrement pure et de créer des bijoux en argent 999 c’est à dire contenant 99,9 % de métal argent contrairement à l’argent classique pur seulement à 92,5 %.  
 Des bijoux récup DEEE très précieux !  
 
C’est dans les années 1990 que la technologie a vu le jour, au Japon. Elle est aujourd’hui essentiellement pratiquée par Mitsubishi Materials corporation pour la marque PMC (Precious Metal Clay) et Aida Chemical Industries pour la marque Art Clay. Depuis 1994, la pâte est commercialisée pour les bijoutiers ou le grand public au Japon ainsi qu’aux Etats-Unis. Me voilà les yeux tout ronds. Venue pour un reportage sur les toits végétalisés, je repars avec un sujet sur la transformation des fameux “DEEE” (déchets d’équipements électroniques et électriques) dans les objets les plus nobles qu’il soit, des bijoux, tout en faisant vivre la création et l’artisanat local. On descend alors dans son atelier.

De l’argile métallique, fabriquée à partir de l’argent, du bronze, du cuivre ou de l’or contenu dans les déchets informatiques, au bijou après modelage et cuisson. Je suis sidérée par la simplicité du concept. Comme le montre la photographie ci-dessus, la précieuse pâte ressemble à une vulgaire boule d’argile que je trouverais dans n’importe quel magasin de loisirs créatifs. Elle la façonne devant moi et crée le bijou. Pour prendre son aspect métallique, il devra d’abord être chauffé 20 minutes à 150°C afin que la pâte perde son eau, puis dans un four de potier à très haute cuisson pour prendre son aspect métallique et révéler la pureté du métal. Laurence commercialise ses bijoux sous la marque Bijoux Elté et les distribue sur Internet. Elle hésite encore à lancer des ateliers de création pour ceux et celles qui voudraient fabriquer leur bijou eux-mêmes. Avec son sens des formes, de la texture et de l’éclat, les bijoux créés par Laurence m’ont renvoyée à une Terre puissante, brute et originelle, dont j’ai eu l’impression, l’instant où je les tenais entre mes doigts, d’en sentir concentrées toute la force et la beauté.  
 
Merci de bien vouloir excuser la pauvreté des photos, je n’avais que mon téléphone pour ce reportage improvisé !